The Nightingale de Kristin Hannah

Ça y est !  Je suis enfin arrivée au bout de ce roman que je traînais depuis le début de mes vacances [oui, ça fait un bail]! N’allez pas croire que The Nightingale ne me plaisait pas, que du contraire, il m’a fait passer de très belles heures de lecture. Mais, comme je suis un peu « maniaque des livres » et que celui-ci était tellement joli, je ne voulais pas risquer de l’abîmer en le trimbalant dans mon sac. Cette maniaquerie couplée au fait que je l’ai lu en anglais… ça a fait durer le plaisir !

Résumé

Vianne et Isabelle sont soeurs et ont une relation assez tendue : Isabelle ayant toujours l’impression d’être rejetée par sa famille depuis la mort de sa mère.

Lorsque la guerre éclate, leur père envoie Isabelle se réfugier chez Vianne qui doit malheureusement partager sa maison avec un officier allemand. Vianne s’inquiète alors du caractère impétueux  de sa sœur ainsi que de ses curieuses activités nocturnes qui pourraient les mettre en danger, elle et sa fille, Sophie.

Isabelle, quant à elle, ne supporte pas cette cohabitation forcée, d’autant moins qu’elle a décidé de se lancer à corps perdu dans la résistance.

Ce que j’en ai pensé ?!

Globalement, j’ai bien aimé ce roman même si j’ai été assez déstabilisée en le lisant en anglais. Je n’avais pas réfléchi, au moment de son achat, que l’essentiel du récit se déroulerait en France : un grand nombre de noms et d’expressions françaises y sont donc retranscrites. Or, étant donné que je ne suis pas une grande lectrice en anglais, le fait de voir se mélanger français et anglais m’a donné une impression d’artificialité. D’autant plus que, souvent, les livres que je lis et qui concernent cette période sont écrits par des auteurs francophones ou sont des traductions françaises. Ce n’est pas grave en soi mais ça m’a parfois dérangée. Je pense qu’il aurait mieux valu que je lise ce roman dans sa version traduite.

L’histoire en elle-même est peu originale : la vie quotidienne sous l’occupation, saupoudrée d’un peu de suspens dû aux activités de résistances d’Isabelle. Ce qui fait, je crois, sa particularité, c’est qu’il insiste sur l’importance qu’ont eue les femmes dans la résistance. Cette montée en importance a d’abord été facilitée par le fait que les autorités allemandes et françaises ne pouvaient imaginer que des femmes puissent avoir un quelconque rôle de premier ordre. Pour eux, au mieux, elles pouvaient servir à faire diversion. Or, les femmes que nous rencontrons tout au long de ce roman ont toutes contribué à l’effort de guerre, souvent au péril de leur vie ou de celle de leur famille.

L’autre élément important du récit, c’est la relation qui unit Vianne et Isabelle : la culpabilité de Vianne de ne pas avoir suffisamment joué son rôle de grande sœur est omniprésente tout comme sa colère face au comportement inconscient d’Isabelle. Cette dernière, qui a le sentiment de ne compter pour personne, ne cesse d’attirer l’attention, dans le but d’obtenir un peu d’amour et de reconnaissance, ce qui la mène à jouer un jeu de plus en plus dangereux.

Ce roman s’appuie énormément sur le sentiment de culpabilité des différents personnages : celle de ne pas avoir l’impression d’en faire assez, celle qu’on peut ressentir en acceptant de l’aide ou des preuves d’amitié venant de « l’ennemi » ou celle qui nous frappe quand on choisit de détourner les yeux du malheur des autres pour protéger sa propre famille. Il montre tout ce que la guerre peut faire ressortir de plus exécrable mais aussi de plus courageux chez les individus. Il s’attarde aussi beaucoup sur la relation qui se développe entre Vianne et l’officier allemand qui loge chez elle : cela m’a rappelé Le Silence de la mer de Vercors.

Tout au long du récit, le lecteur est tenu en haleine par cette tension qui plane au-dessus des différentes protagonistes : Isabelle va-t-elle finir par se faire prendre ? Vianne va-t-elle survivre à un nouvel hiver ?, etc.  Je l’aurais probablement dévoré en quelques jours si je l’avais lu en version poche, francophone. Je vous le recommande donc vivement si vous aimez vous plonger dans les romans qui se déroulent à cette époque et qui mettent en scène des personnages attachants, dont le courage ne pose pas question.

Infos pratiques

  • Titre : The Nightingale (en français : Le Chant du rossignol)
  • Autrice : Kristin Hannah
  • Edition : Pan MacMillan, 2015
  • Nombre de pages : 464 pages
  • Genre : contemporain
  • Challenge : il vient s’ajouter à mes autres pavés lus durant ce mois de septembre.

 

 

 

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8 commentaires sur “The Nightingale de Kristin Hannah”

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