Quinze jours au Québec en juillet – Premiers retours

Bonjour à tous !

Il  est grand temps que je vienne vous parler par ici du magnifique voyage de quinze jours que nous avons effectué au Québec en juillet. Pour vous le décrire au mieux, j’ai décidé de découper mon récit en trois articles distincts :

  1. cet article-ci qui vous présentera notre parcours de manière globale ainsi que nos impressions dans les grandes lignes et un petit mot sur nos logements ;
  2. un article centré sur les deux grandes villes que nous avons visitées (Montréal et Québec) avec un petit point sur les bonnes adresses qu’on y a trouvées ;
  3. et un dernier article sur les parcs naturels et les randonnées que nous avons pratiquées [ça, ce sera l’article destiné à vous faire baver…].

De quoi avoir une bonne idée de ce qu’a été notre séjour sans non plus en faire une overdose…

Lundi à mercredi : première découverte de Montréal

Nous sommes partis de Bruxelles lundi matin vers 10h, arrivée à Montréal à 12h30 [entre les deux, on a mangé, mangé et encore mangé – Air Canada, partenaire officiel de ton obésité].  De l’aéroport, vous avez une navette de bus [n°747, comme l’avion, si ça c’est pas bigrement bien pensé ?!] qui vous amène directement au centre-ville en 30-45 minutes, pour 10 dollars [ça peut se combiner avec une carte 3 jours de voyage si vous restez un peu sur place, ce qui est plus intéressant financièrement parlant].

Les rues du quartier St-Denis parées de citations littéraires… C’était un signe que nous logions dans le bon quartier.

En bons bobos que nous sommes, nous avions choisi de loger sur le Plateau Mont-Royal, chez Anne ma soeur Anne. Nous avions une petite chambre avec salle de bain et kitchenette. Le tout est assez rudimentaire et la literie assez peu confortable mais c’était largement suffisant pour trois nuis et le TOP, c’était qu’on nous accrochait un sac avec les croissants encore chauds à la poignée de porte de la chambre dès 7h du matin. Idéal pour satisfaire nos estomacs affamés avant de partir pour la journée !

Jeudi et vendredi : c’est parti pour le parc naturel de la Mauricie

Au matin du 4ème jour, nous avons embarqué nos valises dans une voiture de location, direction Shawinigan et le parc de la Mauricie. Comptez un peu moins de 2h de trajet avec arrêt café chez Tim Hortons [mauvaise, très mauvaise idée… Leur café latté, c’est juste bon pour faire exploser le testeur d’un diabétique !].

Là, nous logions au Domaine de la baie, une superbe auberge où nous avons été reçus comme des rois ! Notre plus grand regret, c’est de n’y avoir dormi qu’une nuit tellement c’était agréable ! Le vendredi matin, nous avons reçu le meilleur petit-déjeuner de notre vie [sans mentir, mes papilles en frémissent encore]. Au menu : une dégustation de fromage de la région [bon, ça de grand matin, j’étais un peu sceptique], un yaourt avec des céréales et des fruits frais ET deux pancakes aux bleuets avec du sirop d’érable. Un délice ! Le tout, accompagné des conseils de nos hôtes pour découvrir la région et une superbe vue sur la rivière en contre-bas. Une étape que je vous recommande chaudement si vous souhaitez visiter le parc de la Mauricie !

Vue sur le lac solitaire, dans le parc naturel de la Mauricie.

Ce dernier nous a véritablement émerveillés, mais ça, ce sera pour un prochain épisode ! 😉

Vendredi, samedi et dimanche : direction le Lac St-Jean

Vendredi, en début d’après-midi, nous avons quitté la Mauricie à regret pour prendre la route direction Alma et le lac St-Jean. La route était vraiment belle [d’ailleurs, on nous a appris que les gens du coin l’appellent La Merveilleuse] mais longue, longue, longue ! Et par moments, nous ne croisions pas âme qui vive ! Nous sommes d’ailleurs restés sans la moindre connexion réseau sur notre “cellulaire” pendant près de deux heures [et ça, pour les geeks que nous sommes, c’est l’angoisse !]. Sur le conseil de notre hôte, nous avons fait halte à mi-chemin, dans le petit parc qui longe la ville de La Tuque où nous nous sommes dégourdis les jambes en grimpant en haut de la tour d’observation.

Vue depuis la tour d”observation…

A Alma, nous logions à La Maison du matelot, la petite auberge qui jouxte le port de plaisance. C’était sympa car il s’agissait d’une vraie maison où chaque “famille” bénéficie d’une chambre avec salle de bain [la nôtre était tellement immense qu’on aurait pu y établir une salle de bal] et tout le monde partage le salon, la cuisine, la salle à manger et la terrasse avec vue sur la rivière. Durant les deux soirées que nous y avons séjourné, nous avons profité de la cuisine [et de ses chaudrons] pour nous faire à manger et nous dînions sur la terrasse. Nous avons ainsi eu l’occasion de discuter avec un couple de Québécois très avenants [après, pour trouver un Québécois qui n’est pas avenant, faut vraiment bien chercher] qui avaient pris leur “fin de semaine” pour visiter le Fjord du Saguenay. Ils en ont profité pour nous donner quelques conseils sur les coins qu’ils ont aimé visiter. Le matin, une cuisinière venait nous concocter un petit-déjeuner gargantuesque qui nous nourrissait pour la journée.

Le samedi, nous avons fait une partie de la véloroute des bleuets, mais en voiture, pour rejoindre le parc de la Pointe-Taillon. La véloroute, pour ce que nous en avons vu, ce n’est souvent qu’une bande dédiée aux cyclistes à la place de la bande d’arrêt d’urgence, le long de la route principale. Pas sûre que la promenade soit super agréable… Pour ce qui est du parc, il se visite plus volontiers à vélo qu’à pieds. Sinon, d’après notre maigre expérience du lieu, c’est surtout l’endroit où les habitants du coin viennent profiter de la plage aménagée : il y a pas mal de monde et beaucoup [beaucoup] d’enfants. Nous avons quand même réussi à nous trouver un petit bout de plage isolé pour pique-niquer, avec l’impression d’être presque seuls au monde [tant qu’on arrive à faire abstraction des moustiques et des fourmis qui piquent, les fourbes].

Il est pas beau notre coin pique-nique ?!

Le lendemain, nous avons pris la route vers Baie-St-Paul en longeant d’abord le Fjord du Saguenay par sa rive nord jusqu’à Tadoussac. Nous avons fait une première halte à Sainte-Rose-du-Nord réputée pour être un joli petit village aux accents scandinaves. Ce que nous avons surtout remarqué, ce sont les hordes de touristes qui s’agglutinent autour de la place des artisans et de la marina d’où l’on peut prendre le bateau pour aller voir le Fjord, ainsi que les effluves de friture qui s’échappent des fast-food. Pas très reposant, ni très bucolique… Nous nous sommes donc enfuis pour prendre le sentier de la plateforme qui offre une vue imprenable sur le Fjord sans croiser le moindre autre être humain [ben oui, tu penses, il faut marcher !]…

Après cela, nous avons donc rejoint Tadoussac, LE lieu où il faut aller pour croiser des baleines ! Et vous verrez, “c’est tellement beau !”. Oui, enfin, là encore, ce que nous avons surtout vu, c’est le monde qui se presse à la pointe de Tadoussac pour rejoindre les zodiacs ou autres bateaux-pour-les-baleines et le nombre hallucinant d’attrape-touristes [voici d’ailleurs une petite vidéo pour illustrer cette dérive] ! Là encore, notre alarme anti-foule s’est déclenchée et nous avons préféré nous éloigner un peu. Le hasard nous a menés vers une réserve privée ouverte aux piétons. Celle-ci donnait sur une falaise [avec descente abrupte mais possible vers la plage] qui surplombait l’embouchure entre le Fjord et le fleuve St-Laurent. Nous nous y sommes arrêtés pour admirer la vue, manger et nous avons scruté l’horizon pendant une petite heure mais pas la moindre baleine ne nous a fait l’honneur de se montrer !

Entre Tadoussac et Baie-St_Paul

Nous avons ensuite pris le ferry pour rejoindre la rive sud et descendre la vallée de Charlevoix. Cette route est également splendide mais surtout très vallonnée ! Parfois, elle donne l’impression de tomber à pic dans le fleuve, c’est assez impressionnant.

Quand le ciel se confond avec le fleuve…

Dimanche, lundi, mardi : Charlevoix

A Baie-St-Paul, nous logions à l’auberge Cap-aux-Corbeaux. Là encore, notre chambre et le service étaient impeccables ! Contrairement aux précédents, le petit-déjeuner n’était pas inclus dans le prix de la chambre mais la vue splendide sur le fleuve depuis la terrasse et les délicieuses gaufres au sirop d’érable valaient largement les 9 dollars demandés !

Une petite photo extraite du site de l’auberge pour vous prouver que je n’exagère pas…

Le premier soir, nous avons désespérément cherché un resto avec option végé mais nous étions visiblement tombés dans l’antre de la viande ! Nous avons fini chez Mike’s, une chaîne de restaurants que l’on trouve partout au Québec, pour des pâtes qui ont rempli leur mission [calmer nos estomacs] à défaut d’exciter nos papilles. Pour le reste, disons que c’était une expérience sociologiquement intéressante… Du coup, le lendemain, nous avons acheté de quoi nous cuisiner un petit quelque chose dans la cuisine de l’auberge, histoire de profiter de la superbe vue de la terrasse [oui, je me répète mais c’était beaucoup trop joli !].

Petit avant-goût de ce que vous verrez dans l’article consacré aux parcs naturels…

Pour nous remettre de notre déception quant au lapin posé par nos amies les baleines, le lundi, nous avons rejoint le Parc des Grands Jardins pour monter au sommet du Mont du lac des Cygnes, une super randonnée dont je vous reparlerai. Je ne vais pas faire durer le suspens trop longtemps, là non plus, pas le moindre cétacé à l’horizon [comment ça, en montagne, ça semble plutôt logique ?]. Puis, en début de soirée, nous avons fait un tour de la ville qui est connue pour abriter de nombreux artistes et galeries d’art. C’est une petite ville assez mignonne mais pas transcendante si, comme nous, vous n’avez pas l’intention de visiter les galeries.

Le mardi matin, nous avons repris la route, direction Québec !

Mardi, mercredi, jeudi : Québec

Avant d’arriver en ville, comme notre place de parking n’était pas disponible avant 15h, nous avons décidé de faire un petit détour par l’île d’Orléans. Là, nous avions une vue imprenable sur les chutes du parc de la Montmorency puis nous avons découvert d’où provenaient tous les bleuets et les framboises dont les Québécois semblent raffoler. En effet, le centre de l’île est recouvert de champs à perte de vue où il est possible d’aller faire notre propre cueillette. Nous avons également pique-niqué dans un petit village avec vue sur le fleuve, c’était agréable.

Petite vue depuis l’île d’Orléans

Puis vint l’heure d’arriver à Québec ! Aaaah Québec ! C’est le seul endroit où nous avions loué un studio via AirBnB plutôt que des auberges parce que les prix étaient exorbitants [nous avons découvert, une fois sur place, que c’était parce qu’il y avait, en même temps que nous, un grand rassemblement de voiliers venant du monde entier]. Bref, nous avions trouvé un petit studio à deux pas de la rue St-Jean [rue des commerces et des restaurants] et à 10 minutes à pieds du Vieux-Québec. Que demande le peuple ?! Quelle ne fut pas notre surprise, quand nous avons reçu le sms de notre logeur reprenant les instructions pratiques pour que nous puissions prendre possession de notre logement, de découvrir que le mot de passe du wifi était “lèvrespulpeuses“. Là, tout de suite, j’ai eu un peu chaud et j’étais assez peu rassurée… Puis arrivés sur place, douche froide ! Nous tombons dans une petite rue très en pente dans laquelle il est impossible ou presque de se garer [bon, des petites rues très en pente, yen a beaucoup à Québec] : Xa me débarque pour faire un repérage et voir si je sais monter les valises le temps qu’il reste dans la voiture… L’immeuble de l’appart s’avère être celui dont la porte d’entrée, en partie vitrée est cassée et d’où viennent de sortir deux hommes aux cheveux gras et à l’air peu avenant [ha oui, finalement, yen a]. Je rentre : la porte n’est pas fermée et juste derrière se trouve un conteneur-poubelle. Soit.., les instructions me disent de me rendre au deuxième étage, ce que je fais. Là, je suis censée trouver une porte n°101 qui s’ouvre avec un digicode. Sauf que je n’y trouve qu’une porte pleine, sans n° d’appartement et sans digicode qui, quand je l’ouvre, semble donner dans le couloir d’un appartement qui n’est pas le nôtre. Le tout sent une drôle d’odeur de produits chimiques et n’est pas hyper propre. Aïe ! Je redescends d’un étage et j’aperçois un n°101 à côté d’une porte munie d’un digicode. Je tente le code que j’ai reçu, ça marche ! Nous apprendrons plus tard que les Québécois [comme leurs voisins du Sud] ne comptent pas les étages comme les Européens… Finalement, le studio en lui-même semble propre et correspondre aux photos. Ouf, c’est déjà ça ! Par contre, nous ne tardons pas à découvrir que ses murs et ses vitrages sont en papier-mâché et que le voisinage est du genre peu discret. Les joies de l’aventure, me direz-vous ! 😉

Crédit photo : Expédia.ca parce que mon photographe a fait grève sur cette partie du voyage…

Après ce petit coup de chaud, nous allons découvrir Vieux-Québec et le port, mais encore une fois, c’est quelque chose que je vous raconterai plus tard.

Le jeudi, nous décidons d’écourter notre séjour en ville et de reprendre un dernier bol de nature au parc de la Jacques-Cartier avant d’aller rejoindre nos amis belgos-alsaciens dans leur cabane au fin fond de la campagne canadienne !

Jeudi, vendredi, samedi, dimanche : retour à Montréal

Quelle aventure pour rejoindre Saint-Alexandre, petite bourgade perdue au milieu des fermes québécoises ! La route semble ne jamais vouloir finir, les tracteurs prennent un malin plaisir à nous passer sous le nez et des trombes d’eau s’abattent sur nous ! Là, on se dit que le Bonhomme en haut n’a vraiment pas envie que cette rencontre ait lieu [je vous passe l’épisode où nous avons compris, la veille de notre départ, que non, nos amis ne vivaient pas dans la banlieue de Montréal mais à près d’une heure de route au sud]. Mais finalement, après un petit appel téléphonique pour identifier la bonne maison [ces fourbes de Québécois ne mettent pas les n° de maison dans l’ordre, histoire de bien tromper le touriste perdu], nous voilà arrivés ! Nous passons deux heures très sympas qui ont filé à toute vitesse ! Et là, nous voyons l’animal le plus sauvage et le plus impressionnant que nous rencontrerons durant tout notre séjour : un adorable bébé raton-laveur qui a pris ses quartiers sur la terrasse de nos amis !

L’heure est venue de repartir vers Montréal pour prendre possession de notre chambre chez Atmosphère B&B. Nous y découvrons un vrai palace avec un lit king-size dans lequel nous aurions pu facilement dormir à cinq. Nous avions également une cuisine à notre disposition et une terrasse que nous n’avons finalement pas utilisée. Bref, de quoi passer nos trois dernières nuits dans un cadre reposant et confortable, les vacances vont bien se terminer !

Le dimanche, retour à l’aéroport avec la même navette qu’à l’aller. Nous avions beaucoup trop d’avance sans compter le fait que le check-in est beaucoup plus rapide qu’à Bruxelles. Heureusement, les sièges étaient confortables ! D’autant plus que, pour pimenter un dernier coup notre voyage, nous avons eu droit à un léger retard de deux heures car les portes de notre avion ne fermaient plus…

Et voilà pour nos premières aventures québécoises ! On se retrouve bientôt pour les articles suivants !

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8 commentaires sur “Quinze jours au Québec en juillet – Premiers retours”

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