Je voulais te dire de Louisa Young

En ce début septembre, j’ai voulu me replonger dans un roman sur la Grande Guerre [ça faisait longtemps, pas vrai ?!] : Je voulais te dire de Louisa Young.

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Riley est un tout jeune garçon, issu de la classe ouvrière londonienne, lorsqu’il fait la connaissance de la riche famille Waveney, et plus particulièrement, Nadine, leur fille. Cette rencontre change rapidement son quotidien : nouvel habitué de la maison, il y croise Sir Alfred, le professeur de dessin de la famille. Celui-ci, sous le charme, lui propose d’entrer à son service. Riley y découvre le monde de l’art et apprend toutes sortes de choses qui lui seraient restées inaccessibles de par sa condition. Au fil des ans, Riley et Nadine deviennent de plus en plus proches, ce qui n’est pas forcément au goût de tout le monde… C’est alors que la guerre éclate et que les deux jeunes amoureux sont séparés.

Riley tente de survivre dans les tranchées de la Somme tandis que Nadine s’engage comme infirmière. Chacun se demande alors ce qu’il adviendra de leur relation lorsque la guerre se terminera. 

Ce roman m’avait été inspiré autant par sa couverture que par son thème. Mais, juste après qu’il ait rejoint ma PAL, j’avais lu l’article de Bianca qui avait quelque peu refroidi mes ardeurs à son égard.

J’ai vraiment eu du mal à entrer dans ce roman : le milieu dans lequel évolue Riley et le caractère emprunté des relations qui lient les différents personnages m’exaspéraient un peu. Ensuite, ce sont les longues scènes de tranchées qui m’ont ennuyée : contrairement à d’autres romans du même genre, celui-ci dépeint cet univers de manière assez artificielle. Il n’y a pas particulièrement de suspens et les images de vie quotidienne sont du vu et du re-re-vu.

Là où le roman devient intéressant, c’est lorsque l’on quitte les tranchées pour découvrir les ravages de cette guerre sur les survivants. Que ce soit du côté de Riley, soldat convalescent, ou de celui de Peter, officier sain de corps mais plus tout à fait d’esprit, les traumatismes sont nombreux et la fin de la guerre ne rime pas spécialement pour eux avec retour du bonheur.

Il est également intéressant de voir comment la guerre est vécue en fonction de la condition d’origine de chacun : les rôles dans l’armée sont rarement distribués au mérite mais davantage selon la naissance de chacun. Même du côté des femmes, les préoccupations sont différentes selon leur milieu : travailler et participer à l’effort de guerre ou se contenter de se maintenir en forme pour faire honneur à son époux, héros de guerre.

Je voulais te dire n’est clairement pas le meilleur roman que j’ai lu sur le sujet mais heureusement, son dernier tiers rattrape l’ennui des premières pages. Sur le même thème, je vous conseillerais davantage Au revoir là-haut, de Pierre Lemaître ou La Chambre des officiers de Michel Dugain. Quant à une histoire d’amour sur fond de Première Guerre mondiale, rien ne vaut Un long dimanche de fiançailles.

D’autres chouettes lectures à me conseiller sur le sujet ?!  

Ce livre, avec ses 456 pages, entre en compte dans mon challenge Un pavé par mois, que vous pouvez découvrir chez Bianca.

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