Le Ver à soie de Robert Galbraith

Bonjour à tous !

Ce mois-ci, j’ai retrouvé avec grand plaisir les aventures de Cormoran et Robin dans Le Ver à soie, de Robert Galbraith. Cette fois-ci, nous quittons le monde de la mode pour retrouver celui de la littérature, tout aussi tumultueux. Autant vous dire que j’ai eu beaucoup de mal à en décrocher !

Verasoie

Résumé

Owen Quine est un écrivain moyen aux mœurs pour le moins dissolues. Alors qu’il vient de terminer un roman particulièrement sanglant dans lequel il taille un portrait scandaleux de son entourage, Quine disparaît. Sa femme, Leonora, engage Cormoran pour le retrouver, persuadée qu’il est allé se cacher quelques jours suite à une querelle avec son éditrice. Cette enquête va alors mener le détective au cœur du Londres littéraire où coups bas et faux-semblants font rage. Néanmoins, Cormoran n’imaginait pas y rencontrer l’un des criminels les plus dangereux de sa carrière. 

Ce que j’en ai pensé ?!

Encore une fois, j’ai adoré me plonger dans cette enquête ! J’ai beau avoir trouvé le personnage d’Owen Quine particulièrement détestable, j’avais envie de découvrir ce qu’il lui était arrivé.

Tout d’abord, j’aime beaucoup le développement de la relation entre Robin et Cormoran et, notamment, le fait que nous n’avons pas droit à une énième romance entre les personnages principaux. C’est presque rafraîchissant ! De plus, leurs aventures personnelles apportent un ton plus léger au roman, nécessaire pour contrebalancer le côté obscur de l’enquête policière.

Robin semble prendre de plus en plus d’assurance et d’importance dans ce duo : elle montre que le rôle de jolie potiche ne lui sied pas et qu’elle veut participer à l’action. L’auteur use pas mal de l’ironie pour faire ouvrir les yeux de Cormoran à ce sujet qui peut parfois se montrer un brin macho.

L’intrigue m’a pas mal tenue en haleine mais j’ai été déçue de voir apparaître quelques ficelles un peu trop grosses pour faire patienter le lecteur avant les révélations finales. Robert Galbraith nous sert les clés du mystère dès le début du roman mais nous n’en comprenons l’importance que dans les derniers moments de l’enquête. L’intrigue tient debout même si je n’ai pas vraiment vu comment Cormoran arrivait à cette conclusion, ce qui est assez frustrant.

L’auteur nous dresse également un portrait assez cinglant du monde de l’édition londonienne, ce qui vire parfois au comique tant certains personnages font figure de clichés ambulants. On y aborde aussi la question de l’auto-édition, des cercles littéraires et des forums d’entraide pour auteurs. Là encore, l’image qui est donnée de cette communauté n’est pas particulièrement reluisante.

Ce fut donc une lecture agréable et addictive que je vous recommande si vous recherchez un polar divertissant. L’ambiance n’est pas particulièrement pesante mais le contexte de l’enquête est tout de même très malsain et relativement gore… Mieux vaut le savoir si vous êtes une âme sensible.

Infos pratiques

  • Titre : Le Ver à soie (The Silkworm)
  • Auteur : Robert Galbraith
  • Edition : Le Livre de poche, 2015
  • Nombre de pages : 696 pages
  • Genre : policier
  • Ma note : 16/20

Ce roman me permet une nouvelle fois d’avancer dans mes deux challenges de l’année : Un pavé par mois de Bianca et le challenge littéraire 2016 de Mille vies en une, dans la catégorie “Livre avec un animal dans le titre“.

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