Les Eveilleurs – Salicande [Tome 1] de Pauline Alphen

Une jolie découverte aujourd’hui que ce roman de fantasy-jeunesse. Vous l’avez sûrement remarqué en lisant mes divers bilans de lecture, je ne suis pas une grande adepte de romans jeunesse et encore moins de fantasy. Heureusement, ma petite belle-sœur veille au grain et m’a prêté quelques chouettes bouquins pour étoffer ma culture en la matière ! C’est donc grâce à elle que Les Éveilleurs de Pauline Alphen sont arrivés entre mes mains !

Les Eveilleurs de Pauline Alphen

Claris et Jad ont 12 lunées et sont les héritiers du château de Salicande, lieu préservé où leur communauté s’est retranchée après la Grande Catastrophe qui a fait disparaître de la planète la majeure partie de l’humanité, une cinquantaine d’années plus tôt. Grâce à Jors, le Fondateur qui a fait table rase du passé, Salicande a pu survivre. Elle vit désormais au rythme d’un nouveau calendrier et a éliminé tous les éléments qui pouvaient avoir un quelconque lien avec le Temps d’Avant.

Les enfants suivent leur apprentissage auprès de Blaise, le sage du village qui accompagnait Jors lors de son installation au château. Celui-ci, conscient des dons que possèdent les jumeaux souhaitent passer outre le tabou et les ouvrir davantage au monde extérieur et à leur passé. Car malgré leur jeune âge, les jumeaux ont déjà eu leur lot d’épreuves à traverser, notamment la disparition subite et inexpliquée de Sierra, leur mère, qui était également la fille de Jors. Pour parvenir à cette ouverture, Blaise doit convaincre Eben, leur père, qui ne s’est toujours pas remis de la disparition de Sierra et qui souhaite que ses enfants évitent tout contact avec tout élément parapsychique. Or à l’approche de leur treizième lunée, les enfants subissent d’étranges rêves qui les laissent débordants de questions. Et si tout cela avait un lien avec leur mère ou la Grande Catastrophe ?

La plus grande difficulté du roman de Pauline Alphen, c’est pour le lecteur, d’assimiler le fait que les personnages évoluent au XXIIIe siècle. En effet, suite à la Grande Catastrophe, toute technologie ayant été inventée après la révolution industrielle a été abolie par Jors et ce, afin de permettre à la communauté de Salicande de survivre. Dès lors, le mode de vie des habitants ressemble davantage à celui du Moyen-Âge qu’à notre habituelle vision du futur. Néanmoins, tous possèdent les références culturelles de notre littérature contemporaine, voire de notre cinéma, bien que celui-ci ait également été aboli. Il est donc assez anachronique de voir une petite princesse de conte de fées médiéval faire allusion à Harry Potter ou à maître Yoda lors de ses jeux.

Dans les Trois Vallées, même les mentalités semblent avoir régressé [notamment à Vieille-Ambre, village voisin de Salicande], surtout en ce qui concerne la condition des femmes. L’occasion pour l’auteure de placer quelques personnages féminins prompts à défendre la condition féminine et à faire fi des préjugés, ce qui est assez rafraîchissant.

Pauline Alphen est également parvenue à créer des personnages assez complexes, à la personnalité plutôt fouillée. Ici, pas encore de méchant à l’horizon, chacun est donc attachant à sa manière. Les jumeaux, loin d’être des copies conformes, se complètent dans leurs différences et évoluent tout au long du roman. Il en va de même pour les personnages secondaires qui les accompagnent dans leur quête.

En dehors de l’aspect merveilleux, certains thèmes très ancrés dans la réalité sont également abordés comme l’apprentissage tardif de la paternité ou encore les différents mécanismes liés à la gestion du deuil. Nous pouvons également considérer que ce roman défend largement l’écologie puisque ce qui a causé la perte de l’humanité, en dehors de son excès de virtuel, c’est la propension de l’Homme à exploiter la Terre jusqu’à en épuiser toutes les ressources. Les sages de Salicande prônent donc un retour au naturel, à l’écoute et à la compréhension de la nature afin de vivre en parfaite harmonie avec la faune et la flore. Une façon pour l’auteur d’inculquer aux plus jeunes des réflexes plus écologiques.

Enfin, une grande place est accordée au maniement de la langue par l’intermédiaire des Nomades de l’Ecriture, qui sillonnent le monde pour en offrir à leurs contemporains une description littéraire et poétique.

Vous l’aurez compris, par ses thèmes originaux, ce joli roman est parvenu à me convaincre ! Je n’ai plus qu’une envie, me procurer rapidement la suite pour continuer mon voyage à travers les Trois Vallées !

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Post Edit [14 mars 2015]

Les Éveilleurs T2 et 3

Actuellement, 4 tomes sont parus et le cinquième ne saurait tarder. Depuis le début de l’année, j’ai dévoré les tomes 2 à 4 avec toujours autant de plaisir. Néanmoins, je commence à avoir l’impression de stagner dans l’histoire : les personnages tournent un peu en rond et le lecteur reçoit assez peu de nouvelles informations concernant l’intrigue principale. Je ne sais pas combien de tomes doivent encore paraître mais je crains que l’auteure ne s’éparpille si elle tend à prolonger inutilement la série.

Par contre, ce qui reste constant tout au long du récit, c’est la poésie dont fait preuve Pauline Alphen dans son écriture ainsi que l’amour de la nature qui transparaît à chaque chapitre. Je réitère donc mon conseil si vous aimez ce genre d’univers !

Vous connaissez cette série ?

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