Le Pays du nuage blanc de Sarah Lark

Vous le savez sans doute si vous lisez régulièrement mes chroniques littéraires, je suis une grande adepte des sagas familiales et des romans historiques. Il n’en fallait donc pas beaucoup pour que je me laisse convaincre par Le Pays du nuage blanc de Sarah Lark.

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Résumé

Londres, 1850. Hélène Davenport approche doucement de la trentaine. Préceptrice dans une riche famille bourgeoise, elle désespère de pouvoir fonder un jour, sa propre famille. Jusqu’au jour où elle découvre, dans le journal paroissial, une annonce indiquant que des hommes respectables de la paroisse néo-zélandaise de Christchurch appellent des jeunes femmes à les rejoindre afin de se marier. N’ayant rien à perdre, Hélène décide de tenter l’aventure et devient, le temps de la traversée, la tutrice de cinq jeunes orphelines envoyées dans les colonies pour travailler.

Sur le bateau, elle fait la rencontre de Gwyneira, une jeune aristocrate désargentée et un brin rebelle, promise au fils d’un des plus grands barons des moutons de Nouvelle-Zélande. Les deux femmes vont rapidement se lier d’amitié et affronter ensemble les aléas de leur nouvelle vie à l’autre bout du monde. 

Ce que j’en ai pensé ?!

Le sujet de ce roman m’intéressait beaucoup : deux jeunes femmes qui osent quitter leur Angleterre natale pour chercher l’amour à l’autre bout du monde, ça avait quelque chose de follement romantique ! Mais [et bien heureusement, d’ailleurs], c’est loin d’être le sujet principal de cette petite brique ! On y découvre surtout comment elles vont parvenir à s’intégrer et à s’adapter dans une colonie immense et majoritairement masculine.

Hélène et Gwyneira sont deux héroïnes étonnantes qui parviennent à s’imposer dans ce monde brutal et isolé. Par leur intermédiaire, on découvre également comment se passe la cohabitation entre les pionniers et la population maorie. C’est l’un des aspects les plus passionnants du récit. Sarah Lark en profite pour rappeler à quel point les Maoris ont été floués par les colons qui se sont appropriés les meilleures terres et les ont quasiment réduits en esclavage.

Tout au long du roman, c’est également la Nouvelle-Zélande qui se dévoile et qui fait partie intégrante du récit. Les descriptions des paysages donnent envie de partir explorer cette contrée encore sauvage.

L’éducation possède également une place importante dans cette intrigue : Hélène, malgré les difficultés de son quotidien d’agricultrice, souhaite absolument continuer à enseigner. C’est ce qui donne un sens à sa vie et qui va lui permettre de nouer des liens forts avec ses voisins maoris. Ces derniers profitent activement de son enseignement et cela va être la clé d’une sorte de libération. C’est un message que j’ai aimé dans ce roman.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé cette lecture bien que je lui ai trouvé quelques longueurs. J’ai notamment eu beaucoup de mal à apprécier toute la partie précédant l’arrivée en Nouvelle-Zélande. De plus, certaines intrigues semblent parfois cousues de fil blanc [notamment, le fait qu’on retrouve toujours des têtes connues] mais cela ne m’a pas particulièrement dérangée. Je lirai très certainement Le Chant des esprits, qui est le deuxième volet de cette trilogie car je suis curieuse de savoir ce que vous devenir les personnages que nous suivions.

Infos pratiques

  • Autrice : Sarah Lark
  • Titre : Le Pays du nuage blanc
  • Edition : Archipoche, 2014
  • Nombre de pages : 755 pages
  • Genre : roman historique, saga familiale
  • Ma note : 16/20

Vous avez lu ce roman ?!

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7 commentaires sur “Le Pays du nuage blanc de Sarah Lark”