Le Château d’Edward Carey

De ce livre, je ne savais pratiquement rien au moment où je l’ai acheté si ce n’est que je l’avais vu passer chez Armalite et qu’elle avait l’air de l’avoir beaucoup aimé. J’ai surtout été terriblement faible et superficielle car il faut bien avouer que c’est l’objet-livre davantage que son contenu qui m’a attirée vers Le Château d’Edward Carey.

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Résumé

Dans la banlieue de Londres, la famille Ferrayor règne sur le Dépotoir : une immense mer de détritus dont les gens de la ville se sont débarrassés. Devenus riches grâce aux déchets, les Ferrayor ne quittent jamais leur château : sauf le Grand-Père qui se rend à Londres, chaque jour. Et chose assez cocasse : à la naissance, chacun reçoit un objet qui lui est destiné et duquel il ne peut en aucun cas se séparer. Tout semble se passer relativement paisiblement pour cette famille jusqu’au jour où le château doit accueillir une nouvelle servante venue de l’extérieur et que l’une des tantes ne retrouve plus sa poignée de porte…

Ce que j’en ai pensé ?

A la lecture du résumé, on est en droit de se demander dans quel univers étrange l’auteur a décidé de nous emmener. C’est d’ailleurs la question que je me suis posée tout au long du récit.

Dans cette famille quelque peu loufoque, on suit Clod : un adolescent maladif dont les parents sont morts depuis très longtemps et qui a reçu pour objet de naissance, une bonde de lavabo. Clod a une particularité : il entend parler les objets. En général, ils se contentent tous de citer un nom et un prénom [chacun le sien] mais il semblerait qu’ils aient soudainement décider d’en dire plus, ce qui perturbe Clod. Le garçon est une sorte d’anti-héros : détesté par sa famille, il n’est pas pris au sérieux et n’a que peu d’amis. On aimerait bien s’attacher à lui mais il est bien trop bizarre pour qu’on y parvienne réellement…

J’ai eu beaucoup de mal à m’immerger dans ce drôle d’univers. Néanmoins, je salue l’originalité et la plume de l’auteur. Il se dégage une réelle poésie de certaines parties du roman : je me demande d’ailleurs ce que cela donne en langue originale. Par le biais de cette famille dont la vie est régie par des règles très strictes, l’auteur aborde des questions de société relativement importantes : la déshumanisation de la main d’oeuvre, notamment dans les fonctions subalternes, la surconsommation généralisée ou encore le taux très faible de résultats du traitement de nos déchets. Mais ces sujets ne nous sautent pas au visage, au premier abord. Ils se fondent dans les travers de cette vie de famille totalement rocambolesque. On peut donc passer relativement à côté de ce qu’il dénonce.

L’ouvrage en tant que tel est un très bel objet : l’auteur a illustré non seulement la couverture mais aussi toutes les pages séparant les différents chapitres. Ces illustrations crayonnées en noir et blanc donnent un petit côté burtonien à l’ensemble. Un petit plus non négligeable.

J’ai vu que le second tome de cette trilogie était déjà sorti en grand format, en français. Il semblerait qu’il nous fasse sortir du château. Même si je n’ai pas été hyper enthousiaste au sujet de ce premier opus, j’ai tout de même hâte de connaître la suite de cette drôle d’histoire.

Infos pratiques

  • Titre : Le Château (#Ferrailleurs, tome 1)
  • Auteur : Edward Carey
  • Edition : Le Livre de poche, 2016
  • Nombre de pages : 480 pages
  • Genre : fantastique
  • Ma note : 14/20

Vous connaissiez ?!

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2 commentaires sur “Le Château d’Edward Carey”