Seul l’avenir le dira de Jeffrey Archer

Je prends enfin le temps de vous parler de mon roman coup de cœur du début de l’été : Seul l’avenir le dira de Jeffrey Archer. Je l’avais repéré dans les rayons de ma librairie bruxelloise préférée alors que je cherchais une idée de cadeau d’anniversaire pour une amie romaniste, partenaire de club de lecture [alors, quoi de mieux qu’un bon roman, n’est-ce pas ?!]. J’ai finalement choisi ce roman pour cadeau, sachant qu’il répondait à certains critères qui ne pouvaient que lui plaire : une saga familiale qui se déroule en Angleterre et des secrets de famille dévastateurs qui refont surface… J’ai longuement hésité à acheter un deuxième exemplaire pour l’ajouter à ma [trop longue] PAL mais je me suis finalement abstenue [là, vous pouvez me féliciter…]. Et j’ai bien fait ! Car après l’avoir elle-même adoré, A. nous a proposé cette petite pépite lors de notre dernière réunion… Du coup, je ne me suis pas fait prier pour le lui emprunter !

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Bristol, dans les années 1920. Harry Crifton, fils d’un docker disparu et d’une mère serveuse, parvient à obtenir une bourse pour intégrer le Collège St-Bède. Une offre inespérée pour ce petit garçon alors plutôt adepte de l’école buissonnière. Grâce à sa voix exceptionnelle et à sa grande soif de connaissance, Harry séduit ses professeurs ainsi que le “Vieux Thar”, un vieil homme excentrique aux relations intéressantes. Ceux-ci cherchent alors à lui offrir un avenir meilleur que celui que lui laissait espérer sa très modeste condition. A St-Bède, Harry se lie d’amitié avec Giles Barrington, le fils du patron de son père, l’une des plus grandes fortunes de la ville. Mr Barrington semble lui vouer une haine farouche sans qu’Harry ne parvienne à comprendre pourquoi. Ce n’est qu’une quinzaine d’années plus tard qu’Harry découvrira la raison de cette animosité, le rendant encore plus proche de Giles qu’il n’aurait pu l’imaginer. 

Commençons par ce qui ne m’a absolument pas plu dans ce roman : sa quatrième de couverture. Même si cela m’a forcément aidée à faire mon choix, j’ai été fort déçue de découvrir qu’elle relatait les trois-quarts de l’intrigue [et encore, je suis gentille]. Peu de mystère, donc, sur les enjeux du roman…

Heureusement, cette absence de surprise est comblée par la qualité de la narration de Jeffrey Archer. Les quelques vingt années qui sont décrites dans ce tome sont divisées en plusieurs parties, chacune dédiée à l’un des personnages principaux. Chaque partie débute par un chapitre écrit à la première personne du singulier, racontant les événements passés à travers le regard du personnage ciblé. Généralement, ces courts chapitres dévoilent de petits éléments qui nous permettent de mieux comprendre l’histoire d’Harry, décrite précédemment, grâce à un éclairage externe. Ensuite, le récit continue, sous le regard du narrateur omniscient, qui s’intéresse davantage à Harry, lui-même. Petit à petit, les pièces du puzzle s’assemblent, le lecteur comprend alors quels sont les enchainements de circonstances qui ont permis à Harry de gravir les échelons comme il l’a fait.

L’autre talent de Jeffrey Archer réside dans sa capacité à créer des personnages complexes et attachants. Chacun a son rôle à jouer dans le développement d’Harry et il est intéressant de lire et comprendre les liens que l’auteur tisse entre tous les personnages. Chacun évolue considérablement au long de ces années, que ce soit dans la société, dans la vie scolaire ou professionnelle ou dans la faculté à gérer les relations interpersonnelles. Pour cela, le Vieux Thar est certainement l’un des plus intéressants. Dans cette galerie de portraits, il y a peu de “méchants” mais ceux qui le sont vraiment ne font pas les choses à moitié !

L’Histoire et la culture anglaises jouent un rôle important dans ce roman, que ce soit dans le cadre de la scolarité d’Harry ou dans ses relations avec certains personnages. Le lecteur se cultive donc en même temps qu’il se divertit : un plaisir !

Le roman se clôture sur un beau retournement de situation qui ne donne qu’une envie : se plonger dans le tome suivant ! Seul l’avenir nous le dira est le premier volet d’une saga qui compte quatre volumes.

Et comme on dit, “vacances, j’oublie tout” et, même, d’ajouter ce roman à mon challenge “Un pavé par mois” alors qu’il compte tout de même 552 pages ! Voilà qui est réparé !

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