A la vie, à la mort de Colette McBeth

Aujourd’hui, je vous présente le dernier livre en date reçu par l’intermédiaire du Masse Critique de Babelio, A la vie, à la mort de Colette McBeth.

A la vie, à la mort - Colette Mc Beth

Rachel et Clara se connaissent depuis l’adolescence. Longtemps inséparables, elles ont vu les liens qui les unissent se détendre peu à peu, une fois arrivées à l’âge adulte. Pourtant, leur amitié demeure et elles se voient encore régulièrement. Quelle ne fut pas, alors, la surprise de Rachel lorsqu’envoyée par sa chaîne de télévision pour couvrir l’annonce d’une disparition inquiétante, elle découvre que la disparue n’est autre que Clara ! Bouleversée, elle se lance à corps perdu dans sa recherche même si cela l’oblige à déterrer des événements douloureux qu’elle avait préféré enfouir depuis longtemps. Et si, finalement, leur amitié s’était construite sur de mauvaises bases ? 

Plusieurs éléments m’ont poussée à choisir ce roman, parmi la flopée qui nous était proposée en janvier, alors que son auteure m’était totalement inconnue. Tout d’abord, et c’est là que vous découvrez que mes études en marketing n’ont servi à rien contre ma naïveté légendaire, j’ai été attirée par le joli bandeau rouge comparant ce roman à celui de Gillian Flynn, Les Apparences… Hé oui ! Alors d’accord, il est question d’une disparition qui pourrait ne pas s’être tout à fait passée comme on pouvait le croire au premier abord [j’essaie de ne pas spoiler Les Apparences au cas où il resterait encore des personnes qui n’auraient ni vu le film, ni lu le bouquin et qui s’aventureraient par ici. C’est pas évident.].  Ici aussi, le “couple” phare du roman n’a pas une relation aussi saine qu’il le laisse entrevoir aux personnes extérieures. Mais la comparaison, pour moi, s’arrête ici. Dans le roman de Gillian Flynn, le côté malsain est beaucoup plus exacerbé et même si le lecteur sait de quoi il retourne assez rapidement, le suspens est beaucoup plus présent que dans A la vie, à la mort où les explications nous parviennent pourtant bien plus tard.

L’autre élément qui m’avait attirée, c’est le côté amitié trahie [oui, j’aime les histoires de gonzesses qui se crêpent le chignon]. Ici, je ne suis pas déçue, nous sommes en plein dedans ! Par contre, je regrette un peu le côté très larmoyant et “quémandeur d’amitié” de la narratrice même s’il s’explique à la fin du roman.

Ce qui fait l’originalité de ce roman [originalité toute relative puisque cette forme a tout de même été utilisée de nombreuses fois], c’est le fait qu’il soit construit comme une longue lettre dans laquelle Rachel s’adresse à Clara. Elle lui relate les événements, depuis son arrivée à la conférence de presse annonçant sa disparition jusqu’au dénouement. Ce qui est décevant dans ce procédé, c’est que le lecteur ne suit que le point de vue de Rachel. Or, compte tenu du caractère particulier de leur relation, il aurait été intéressant de suivre également celui de Clara… D’un autre côté, c’est aussi grâce à cela que le lecteur peut s’imprégner du malaise qui ressort de cette étrange disparition. Il y a du pour et du contre, donc.

Globalement, je ne me suis pas ennuyée durant cette lecture et je me suis même laissée prendre au jeu. Néanmoins, j’ai eu beaucoup de mal à m’identifier au personnage de Rachel, tellement je la trouvais geignarde et horripilante. Certains éléments m’ont aussi semblé beaucoup trop gros ou téléphonés comme l’évolution de sa relation avec Jack ou la véritable nature de ses liens avec Clara [on le voit venir à 10 km].

Enfin, j’ai noté quelques coquilles et fautes d’orthographe dans le dernier tiers du roman. A croire que la traductrice et/ou le(s) relecteur(s) ont eu un petit coup de mou à ce moment-là. C’est le genre de petits détails qui hérissent mon poil de romaniste et qui me font dire “heureusement que je n’ai pas acheté ce roman en grand format, ça m’aurait dégoûtée” [oui, je suis un peu chi**** de ce point de vue-là, je l’admets]. Surtout qu’en général, quand je suis vraiment prise dans ma lecture, je ne les vois même pas donc si j’en ai repérées plusieurs, c’est qu’il doit y en avoir encore d’autres.

Ce thriller n’est donc pas le meilleur dans son genre et est, pour moi, bien loin d’atteindre le niveau des Apparences mais il m’a tout de même fait passer un bon moment de lecture.

Et vous, que pensez-vous de ces bandeaux publicitaires qui donnent finalement une image biaisée du roman ? 

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