S’habiller autrement : premières réflexions

Vous l’avez peut-être remarqué si vous me suivez régulièrement, depuis quelques mois, je suis plus attentive à mon impact écologique sur la planète [mon frère dirait que je vire bobo]. Après avoir éliminé la chaire animale de mon alimentation, je tente de réduire la quantité de déchets que je produis [achat en vrac, utilisation de sacs réutilisables, etc.]. Et tout cela me pousse à m’interroger sur ma consommation en règle générale : il faut savoir que, plus jeune, j’étais une vraie serial shoppeuse.

Du coup, il y a quelques semaines, j’ai regardé The True Cost, un documentaire disponible entièrement sur Youtube [ou Netflix pour les afficionados] qui se penche sur l’univers de la Fast Fashion [oui, vous savez ces enseignes qui proposent des nouvelles collections de fringues low cost toutes les semaines].

Shopping

Crédit photo : Pexels sur Pixabay.com

Personnellement, je n’ai jamais rien acheté chez Primark [trop de monde, trop de fringues partout, trop cheap] et je vais rarement chez Zara [mon popotin n’est pas suffisamment bien taillé pour leurs pantalons]. Mes enseignes de prédilection, c’était plutôt Camaïeu, Promod, C&A et Esprit  [voire H&M pour certains basiques], ce qui n’est pas forcément mieux mais qui me semblait déjà un rien plus raisonnable. Et, vu que j’ai largement diminué ma fréquence d’achat [je suis passée de plusieurs sorties shopping par mois à 4/5 sorties par an], j’estimais que j’en faisais déjà pas mal à mon petit niveau.

Puis, j’ai regardé ce documentaire et là, je me suis rendu compte que non. Tant que je continuerai à acheter mes fringues à un prix relativement dérisoire, même si ce n’est plus aussi fréquemment qu’avant, je continuerai à contribuer à cette entreprise dévastatrice. Parce que ce n’est pas normal qu’un vêtement coûte aussi peu cher : ça signifie que quelqu’un, quelque part se fait exploiter pour le réaliser et que les matières/produits utilisés ne sont pas de super bonne qualité. The True Cost m’a fait prendre conscience de ce qui se cache derrière mon petit pull à 25€ ou mon Jean’s à 50 balles : de la souffrance et de la pollution [beaucoup]. Franchement, je vous le recommande : pas spécialement pour arrêter complètement d’acheter des fringues dans les magasins classiques, mais pour réfléchir davantage à vos achats et vous demander si vous en avez vraiment besoin. Ne serait-ce que pour éviter tout ces achats compulsifs qu’on fait pour s’occuper ou pour combler temporairement un manque qui reviendra dans quelques jours/heures [psychologie de comptoir, bonjour…]. Il fut un temps, c’est comme ça que je fonctionnais. Bien sûr, c’est nettement moins évident de se passer de ces marques pas chères quand on a des enfants et pas forcément un salaire de fifou : mais je me dis qu’on devrait davantage avoir le réflexe de la seconde main [surtout pour les gamins, ils grandissent tellement vite, ils ont parfois à peine le temps de mettre leurs fringues qu’elles sont déjà trop petites].

Et depuis que j’ai vu ce reportage, je cherche d’autres endroits où acheter des vêtements, des petites marques plus éthiques et dont la qualité est meilleure. Forcément, toutes ces choses ont un prix certain : j’ai failli tomber de ma chaise de bureau en regardant le site de la marque L’Envers, présenté dans un article de Victoria de Mango&Salt [un joli blog plein d’inspiration si vous cherchez à atteindre un mode de vie plus sain] qui propose des lainages dont le prix approche les 200€. Et puis, j’ai réfléchi et je me suis dit que c’était certainement le prix réel à payer pour obtenir un vêtement de qualité. Nous nous plaignons sans cesse que les vêtements d’aujourd’hui ne tiennent plus aussi bien que ceux d’avant. Mais si on regarde en arrière, les gens n’achetaient pas autant : ils mettaient le prix dans quelques pièces intemporelles, de bonne qualité, et les gardaient plusieurs années. Nous avons perdu de vue cette manière de fonctionner : poussés que nous sommes par la télévision et la publicité à acheter toujours plus de nouveautés, à jeter/donner ce qui n’est plus au “top de la mode”.

Pour l’instant, je dois bien avouer que je manque de temps pour flâner et rechercher les petits magasins et/ou les marques où acheter de belles pièces plus éthiques. Mais, je me demande si, de temps en temps, je ne vous présenterai pas les endroits sympas que je pourrais trouver dans la région ou sur les Internet [bien que je n’achète quasiment jamais sur Internet]. N’hésitez pas à me dire si ce type d’articles vous intéresserait !

Et, en attendant, voici les quelques trouvailles que j’ai pu faire ces dernières semaines :

  • People Tree est une marque de vêtements anglaise qui est présentée dans The True Cost : on y voit que la marque tente d’offrir des conditions de travail beaucoup plus correctes aux ouvriers textiles qui travaillent pour elle au Bangladesh. Je n’ai encore rien commandé sur ce site mais j’ai déjà été pas mal tentée.
  • Made&More est une marque belge qui souhaite créer une mode plus durable et transparente. Là encore, c’est une marque découverte grâce à Victoria : leur robe Giulia me fait de l’œil depuis un petit moment [craquera – craquera pas ?].
  • Les boutiques des Petits Riens à Bruxelles et ailleurs où il y a parfois moyen de dégoter de chouettes pièces de seconde main.
  • La Croix-Rouge d’Auderghem a récemment ouvert une boutique de vêtements de seconde main dont les recettes servent à financer leur épicerie sociale, située juste à côté.
  • Epat Créations, c’est l’initiative d’Emilie, styliste de son état, qui a choisi de redonner vie à vos vieux vêtements. Pour ça, elle vous rencontre, tente de comprendre pourquoi le vêtement auquel vous souhaitez offrir une nouvelle jeunesse est important pour vous et, sur base de cette histoire, construit avec vous un nouveau vêtement/accessoire. Elle propose vraiment des trucs super jolis, donc n’hésitez pas à aller faire un tour sur son site [et je ne dis pas ça uniquement parce que c’est ma pote !].

Voilà pour ce premier article sur le sujet… Disons qu’il pose les bases d’une première réflexion…

Et vous, vous avez d’autres bonnes adresses/initiatives à partager ?!

 

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